Ebola: Le Gabon active son comité de riposte.

Annoncée comme une urgence de santé publique de portée internationale par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la fièvre hémorragique Ebola continue de faire des victimes en République Démocratique du Congo (RDC). Et pour intercepter l’épidémie dans notre pays, les autorités gabonaises ont décidé de réactiver le comité de riposte contre Ebola.

Même si pour le moment aucun cas suspect de la maladie d’Ebola n’a été déclaré au Gabon, les autorités prennent déjà des mesures préventives. Surtout que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) déclaré a que cette maladie est considérée comme une “urgence de santé publique de portée internationale”.

Le ministre de la Santé publique Max Limoukou, a souligné que “si à ce jour au Gabon, aucun cas suspect de maladie à virus Ebola n’a été notifié sur l’ensemble du territoire national, toutefois, le gouvernement a pris des dispositions nécessaires pour faire face à une éventuelle épidémie”.

Lors du point de presse donné en fin de semaine dernière, le ministre a détaillé quelques mesures déjà prises. “L’activation du comité opérationnel de riposte aux épidémies, le renforcement de la surveillance aux portes d’entrée aux frontières et dans toutes les formations sanitaires, le renforcement des capacités des personnels impliqués dans la surveillance et la riposte des épidémies, la mobilisation des partenaires techniques multisectoriels, la mobilisation des partenaires au développement, notamment l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)”, a énuméré le ministre Max Limoukou, qui a poursuivi en rassurant que “le Gabon dispose d’une plate-forme nationale pour la prévention de la réduction des risques de catastrophe, d’un mécanisme de veille sanitaire et d’un plan de contingence pour gérer les urgences de santé publique.”

La déclaration de l’OMS du 17 juillet 2019, se présente comme une sonnette d’alarme supplémentaire pour le gouvernement qui compte puiser dans les expériences accumulées pendant les quatre années de flambés épidémiques à virus Ebola de 1994, 1995, 1996, 1998 et 2002 dans notre pays.

Pierre Roland

Leave a Reply

Your email address will not be published.