67 ENSEIGNANTS CHANGENT D’UNIVERS

Les responsables du Syndicat Force réflexion et d’action pour l’enseignement supérieur (Frappes), sont sortis globalement déçus de leur rencontre avec le ministre de l’Enseignement supérieur Jean-de-Dieu Moukagni Iwangou mardi 13 août 2019.

Sur l’état d’avancement des dossiers des 212 enseignants-chercheurs en voie d’intégration, 67 vont être intégrés à la Fonction publique d’ici peu. Pour les 145 autres, l’horizon proche est bouché. Le dossier des reclassements reste pour l’instant au point mort.

Pour répondre à la demande du Frappes, le gouvernement est allé jusqu’à violer la mesure de « gel des stages et des intégrations pendant trois ans ». Malgré cet effort gouvernemental, le Frappes est mécontent. Charly Mapangou, responsable du Frappes a estimé que « du point de vue des reclassements il n’y a pas d’avancée ».

Sur les quelques 66 enseignants bientôt intégrés, le Frappes voit le temps long. « Il y a d’abord avoir des visas celui de la direction des ressources humaines. Ensuite ces dossiers seront contre signés par le secrétaire général du ministère puis signés par le ministre. Ensuite, ils passent à la Fonction publique et après ils repartent au budget, c’est long ».

Pour Jean-de-Dieu Moukagni Iwangou, de nombreux enseignants-chercheurs gabonais qui ont passé le concours Conseil Africain et Malagache pour l’enseignement supérieur (Cames) avec succès, attendent leurs reclassements depuis des lustres. Il y a également « des enseignants parfaitement diplômés qui enseignent depuis 5 ans, 6 ans voire un peu plus, sans recevoir de salaire ». Mais l’univers va changer totalement pour 66 d’entre eux.

Pamphil EBO

Leave a Reply

Your email address will not be published.