CRISE À L’UNIVERSITÉ : LE PROCHAIN ROUND CHEZ LE PREMIER MINISTRE

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Jean De Dieu Moukagni Iwangou, a rassemblé les acteurs de la crise, ce mardi 8 octobre 2019, dans son ministère, afin de préparer la séance de travail qu’ils auront avec le Premier ministre le lundi 14 octobre.

Ils seront assis sur la même table pour trouver des solutions aux problèmes qui minent les universités et grandes écoles du Gabon.

« Nous avons été invités par la tutelle en vue de préparer les assises de lundi 24 octobre 2019, avec le Premier ministre, qui souhaiterait rencontrer toutes les composantes de l’enseignement supérieur, afin de débattre en toute objectivité et sans tabou, des problèmes qui minent l’université. Et surtout viser les perspectives de sortie des différentes crises de l’enseignement supérieur. Nous avons donc pu échanger avec le ministre de tutelle en toute sérénité. Nous avons pu arrêter certaines stratégies de manière consensuelle, et nous aurions une séance jeudi pour faire le point», a déclaré Sima Eyi, la vice-présidente du Syndicat national des enseignants et chercheurs (Snec).

Les étudiants seront aussi représentés lors de la rencontre avec le Premier ministre. « Aujourd’hui, nous avons abordé les points relatifs aux grèves au sein des universités. Les chefs d’établissements ont dressé un panorama sombre de leurs conditions de travail. Les infrastructures sont très vétustes. Il est donc question pour les autorités universitaires de voir comment réhabiliter les amphithéâtres, et revoir les problèmes d’électricité et d’insécurité … Nous les étudiants, nous avons posé le problème des logements estudiantins, parce que depuis que nous avons été délogés, il n’y a plus eu de campus. Nous allons donc poser une fois de plus ces problèmes au Premier ministre », a souligné Ange Gaël Makaya, président de la mutuelle des étudiants de l’université Omar Bongo.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Jean De Dieu Moukagni Iwangou, pour sa part espère que l’université retrouvera ses lettres de noblesse et participera à la construction de la nation. « On doit retenir une chose, l’université c’est le temple de la science et de la connaissance. C’est un espace dans lequel les gens savent échanger, même sur leurs différences. Nous avons appelé à une sorte de concorde civile au sein des acteurs de l’université. Nous leur avons indiqué que nous pouvions nous retrouver si l’université fait partie de l’intérêt commun de l’ensemble de cette composante. A partir de ce regard-là, nous avons que des solutions à explorer, pour que lundi prochain, face au Premier ministre, l’université gabonaise puisse parler d’une voie forte et précise, qu’elle prenne ses responsabilités devant la construction de la nation. La nation attend beaucoup de son université », a souhaité le patron de l’Enseignement supérieur au Gabon.

Maxime OWONO

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