GABON : BIEN MAL ACQUIS «  L’EXECUTIF GABONAIS N’EST PAS CONCERNÉ »


Alors que la justice française a récemment condamné en appel Teodorin Obiang Nguema, le Vice-président de la Guinée Équatoriale. La lettre du continent dans son numéro 818 du 19 février 2020 nous apprend que l’enquête dite des biens mal acquis n’a plus de juge d’instruction. Le dossier qui inquiéterait aussi les autorités ivoiriennes, n’est pas dans l’agenda d’Ali bongo Ondimba qui n’est pas inquiété par cette affaire. Ancienne directrice de cabinet, Pascaline Bongo avait néanmoins été entendue en décembre à Paris.


Les Biens mal acquis du nom de l’enquête sur les activités délictuelles ou criminelles qui ont permis à des dirigeants un enrichissement que leurs revenus ne peuvent justifier semble ne sont pas à l’ordre du jour dans l’entourage direct d’Ali Bongo Ondimba. La plainte d’origine déposée par les associations Survie et Transparency International porte essentiellement sur plusieurs acquisitions immobilières en France avant son arrivée au pouvoir.

Condamné en 2017 à trois ans de prison et 30 millions d’euros d’amende assortis de sursis par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir frauduleusement acquis des biens en France, Teodorin Obiang Nguema, le Vice-Président de Guinée Equatoriale, a vu cette condamnation aggravée en appel à 30 millions d’euros d’amende et des confiscations de biens d’une valeur de 100 millions d’euros.


En cote d’ivoire des proches de la Première dame Dominique Ouattara ont été mis en examen en décembre 2019, il s’agit du notaire Me Jean-Michel Normand, et de la dirigeante de l’agence immobilière AICI en France et de sa filiale au Gabon, Elisabeth Gandon.

Contrairement à ce qui est véhiculé par une certaine presse, au Gabon l’affaire des biens mal acquis n’est pas une affaire d’état et ne concerne pas le Président de la République Ali Bongo Ondimba.

« L’enquête portant sur les biens mal acquis est une affaire qui date de 2007, le président Ali Bongo n’était pas au pouvoir et n’avait aucune responsabilité dans la conduite des affaires de la famille Bongo » nous rapporte sous couvert de l’anonymat un ancien conseiller.

En effet, jamais cité dans cette affaire Ali Bongo Ondimba n’a commis aucun de ses conseils pour suivre le dossier. Par contre Pascaline Bongo l’ancienne directrice de Cabinet et haut représentante avait été inquiétée par plusieurs perquisitions de la justice française en août 2019, en cause l’acquisition de plusieurs biens immobiliers notamment à Paris, et de plusieurs véhicules de luxe acquis en France, le tout sans que ses revenus ne permettent de l’expliquer.

Alors que le volet gabonais de l’enquête avait été clôturé en 2017 sans aucune poursuite à l’encontre des membres de la famille du Président, ce rebondissement avait ouvert la voie à une audition en décembre 2019 de Pascaline Bongo dont nous n’avons pu avoir de retour au moment où nous écrivons cet article.

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