GABON/EDUCATION : MENTION “PEUT MIEUX FAIRE” POUR LES KITS SCOLAIRES DISTRIBUÉS AU GABON

C’est la tendance, chaque rentrée scolaire, tout le monde suit la danse. Ministres, députés, sénateurs, haut-cadres, partis politiques, organisations non gouvernementales, citoyen lambda. Lumière – camera – action – c’est la distribution des kits scolaires aux apprenants du primaire. Principalement ceux issus des foyers désœuvrés.
 
Les grandes vacances tirent vers la fin, la rentrée scolaire se profile à l’horizon. Pour beaucoup de parents, cette période est un casse-tête. Sortir les différentes listes de fournitures scolaires des tiroirs, parcourir la gare-routière ou les rayons des grandes surfaces, pour garnir le cartable du bambin des manuels pédagogiques exigés.

Pour y parvenir beaucoup ont englouti leur salaire. Certains ont cassé leur tirelire, d’autres ont contracté des prêts.  Mission accomplie. Les écoliers reprennent joyeusement le chemin de l’école exhibant fièrement leurs cartables. 

Deux mois plus tard, les activités scolaires ont atteint leur vitesse de croisière. Un jour non ouvrable, les apprenants et leurs parents sont invités dans l’enceinte d’un établissement scolaire, dans un espace public ou un lieu d’aisance retenu pour la circonstance. Motif, distribution des kits scolaires. A la manœuvre, un homme politique, un natif du coin, une association… la presse en fait son festin.

L’enthousiasme et la gratitude surtout des parents auraient été manifestes, si l’initiative était entreprise à la veille de la rentrée. Ils auraient poussé un ouf de soulagement. Et éviter de nombreuses chinoiseries. Distribuer des kits scolaires des mois après le démarrage effectif des activités pédagogiques est inopportun. Surtout que le terme ‘’kits scolaires’’ pompeusement utilisé par les bienfaiteurs relève de l’hyperbole.

Appelons un chat – un chat. Et disons les choses sans circonlocution. Distribution, certes. kits scolaires, nenni ! 
Les donateurs, pas tous. Mais 99% quand-même, distribue aux élèves des cartables. Localement labélisé sac à dos. Sans plus ! Achetés arbitrairement, sans étude préalable, ces cartables ne correspondent généralement pas aux tailles des bénéficiaires.

Pour des actions prochaines. Une fois l’agenda scolaire arrivé a terme, prendre attache avec les responsables des écoles où sortiront les prochains récipiendaires. Objectif, se procurer la liste des fournitures scolaires des différents niveaux d’enseignement. Obtenir les contacts des tuteurs et détails sur les différentes tranches d’âge.   
Dernier point enfin, et non des moindres, notifier aux parents un mois antérieur à la rentrée scolaire, de la tenue de la distribution de kits scolaires aux enfant. Afin, d’alléger leur fardeau financier.  Chaque kit inclut notamment des cahiers, une ardoise, des craies, des stylos, des crayons à papier et de couleurs, un ensemble de géométrie, un étui à crayon, une gomme à effacer et une règle. Chaque kit est adapté au niveau scolaire de l’élève.

Ainsi, les donateurs faciliteront les conditions d’accès à l’éducation et amélioreront  les performances des enfants.

De plus, cela incitera plusieurs parents qui ont des difficultés à acquérir les fournitures scolaires, à inscrire leurs enfants à l’école.
 
SJM