GABON : LA TENTATIVE DE COUP D’ETAT DE JANVIER 2019 EMBARRASSE T-ELLE PARIS ?

La tentative avortée du coup d’Etat le 7 janvier 2019 va t-elle devenir un dossier brûlant entre Libreville et Paris au moment où certaines indiscrétions font savoir que la justice gabonaise pourrait demander le concours de la France afin de faire la lumière sur la présence quelques semaines avant le coup d’Etat d’un commando d’anciens agents des services secrets français invité, selon les médias par Ike Ngouoni, l’ancien porte-parole de la présidence.

L’affaire est gênante, les diplomates français et l’Elysée s’en seraient bien passés, mais les faits sont là. Quelques semaines avant le coup d’Etat raté du 7 janvier 2019, un commando français séjourne au Gabon. Dirigé par Stephan Privat, un ancien des services secrets français, le commando sera interpellé quelques jours par les services gabonais, avant d’être relâché.

Le commando aurait mis à profit ce jour pour faire une série de repérages des endroits sensibles de Libreville et l’intérieur du Gabon.
Cette présence à l’insu des services de sécurité gabonais aurait été facilitée par l’entremise de Ike Ngouni, ancien conseiller spécial du président de la république, qui a été incarcéré pour les faits de complicité de tentative de déstabilisation de l’Etat.

L’objet de la mission en terre gabonaise selon le commando composé de 11 militaires du 8e RPIMa était selon la lettre du continent, de faire un audit sur la compagnie d’honneur de la Garde républicaine (GR) , une unité d’élite à laquelle appartenait le lieutenant Kelly Obiang le supposé chef des mutins du 7 janvier 2019, aujourd’hui incarcéré à la prison centrale de Libreville.

La présence au Gabon du commando français mené par Stephan Privat avait-elle donc un lien avec Kelly Obiang et la tentative ratée du coup d’Etat du 7 janvier 2019?
Les services secrets français, étaient-ils au courant de la présence de ces individus et de l’objet de leur mission ? Une chose probable dans la mesure où les membres du commando, anciens de la DGSE, bénéficient toujours de contacts dans les services.

À ces questions, la justice gabonaise veut des réponses, et conformément aux accords de coopération entre les deux pays, il se peut que les protagonistes français de cette affaire aient à répondre à certaines questions, aux cotés des personnalités gabonaises entendues cette affaire. Une éventualité selon la lette du continent mettrait certains milieux français très mal à l’aise.

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