LE DÉSESPOIR DES PÊCHEURS DE LAMBARÉNÉ

Durant la période estivale, les pêcheurs, les commerçants vendeurs de poissons et les écailleurs de poissons de Lambaréné, dans la province du Moyen-Ogooué, réalisent une bonne partie de leurs chiffres d’affaires annuels. Confrontés au confinement qui a réduit les déplacements entre la capitale du Moyen-Ogooué et Libreville, où vivent l’essentiel de leurs clients, les pêcheurs, les commerçants vendeurs de poissons et les écailleurs de poissons de Lambaréné n’ont plus de recettes.

La pêche activité est la plus importante activité économique des Migoveens. Mais en cette période de crise sanitaire, la baisse de vente du poisson particulièrement de la carpe, met les pêcheurs, les commerçants et les écailleurs de poissons de Lambaréné et leurs familles dans une situation difficile. Le responsable du Centre de pêche artisanal de Lambaréné (Capal), l’atteste.

Fernand Mayombo Mouandza, regrette la forte baisse de la clientèle au Capal. « Nous n’avons plus cette masse de clients qui fait fonctionner le Centre normalement. Je lance un appel à l’endroit de nos autorités qu’elles puissent venir en appui au Centre de pêche pour son fonctionnement pour que le centre soit toujours au service de la population. Le Centre de pêche participe à l’économie de la ville et du pays, et au pouvoir d’achat de nos jeunes frères et sœurs qui ont pensé qu’ils peuvent vivre de la pêche en vendant leurs captures au Centre de pêche de Lambaréné ».

Face à cette situation, tous les travailleurs de Lambaréné, qui vivent des revenus issus de la pêche n’arrivent plus à subvenir aux besoins de leurs familles. Ils sollicitent un nouvel allègement du confinement qui faciliterait l’écoulement de leurs poissons. Les personnes vivant de la pêche à Lambaréné ont souffert ces 12 derniers mois. En juillet 2020, des milliers de carpes avaient été retrouvées mortes, flottant sur le fleuve Ogooué. La pêche avait été interdite dans cette province.

Pamphil EBO

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