LE MAIRE DE LIBREVILLE RISQUE-T-IL 5 ANS DE PRISON ?

C’est la question que l’on peut légitimement se poser à la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux d’une dénonciation contre Léandre Zué, le maire de Libreville. Le 19 juin, lors d’une conférence de presse, le maire de Libreville avait tenu des propos qui le placent sous le coup de l’article 327 du code pénal.

Plusieurs organisations de la société civile s’étaient engagées à porter devant le Procureur de la République, les propos controversés du maire de Libreville. C’est Sylvestre Abessolo, un citoyen Gabonais vivant à Akanda qui a sonné le tocsin en déposant au cabinet du Procureur de la République, une dénonciation de faits pouvant constituer une infraction pénale.

Invité par la presse à justifier l’extraordinaire recrutement de 728 agents municipaux en 6 mois, après avoir nié la véracité de cette information pourtant contenue dans le Budget de la mairie, le maire avait déclaré « Je prépare déjà 2023, et je dois sécuriser les votes à Libreville. Je suis de Libreville. Pendant que je suis là, 2023, Ali Bongo ne va pas perdre à Libreville. Il va gagner ici et moi, je suis de Libreville. (..) Et les gens que j’ai embauchés, ils reconnaissent que s’ils ont du travail, c’est grâce à Ali Bongo .»  Présentant ainsi ces recrutements massifs comme un échange en vue d’influencer sur le cours d’un vote.

Des propos qui constituent, selon Sylvestre Abessolo, l’auteur de la dénonciation,  « une infraction aux dispositions de l’article 327 du Code pénal » qui prévoient un emprisonnement de trois ans au plus et d’une amende de 5 000 000 FÇFA 

Tenant mordicus à ce que le Procureur de la République se saisisse de cette affaire, l’auteur de la dénonciation a tenu à fournir au Procureur de la République un lien vers la déclaration controversée.

Le maire de Libreville fait face à une fronde larvée au sein du Conseil municipal, après que des désaccords soient apparus dans la structure du budget de la mairie qui est consacré à près de 90 % au seul paiement des salaires. Un véritable scandale relayé par plusieurs médias en ligne pendant plusieurs semaines. C’est en tentant de faire taire des interrogations légitimes que le maire de la capitale Gabonaise s’est livré à cette sortie qui pourrait le mener à s’expliquer devant le juge.

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