LE PARTI-PRIS ÉDITORIAL DES MEDIAS FRANÇAIS ÉPINGLÉ EN COTE D’IVOIRE.

Pourtant réputés « Libres » et « indépendants » surtout quand il s’agit de se prononcer avec légèreté sur les questions de politiques africaines, les médias français semblent tout à coup très silencieux devant la situation sociale et politique en Côte d’Ivoire où plusieurs députés sont emprisonnés. Ce qui a Loris Guémart de  « sur images » à s’interroger sur le évident des médias français pour le régime du Président .

Pourtant, le parti-pris des médias français sur les affaires politiques africaines en particulier en Afrique francophone est un secret de polichinelle. On se souvient, en 2016 de l’acharnement des médias français contre les autorités Gabonaises. A ce sujet, notre confère “Afrique confidentielle” écrivait : « Les médias français dans leur volonté farouche de soutenir Jean Ping et/ou d’attaquer ALI BONGO font feu de tout bois. Ainsi, les procès-verbaux brandis par Ping sont « vrais » ? Ceux exhibés par les autorités compétentes en charge des élections ne le seraient pas » 
Une posture absurde n’importe où dans le monde, sauf en Afrique ou la déontologie est une option pour les médias francais. À moins qu’il ne s’agit pas comme le pense notre confrère que « Seul un racisme inavouable explique le traitement médiatique des élections gabonaises par la presse française. AUCUN ÉQUILIBRE, AUCUNE OBJECTIVITE ! »

En Côte d’Ivoire, ce parti-pris éditorial date de 2011, même Arrêt sur image et son journaliste feignent de le découvrir après les événements de ces derniers jours. En juin 2017, le journal Mediapart titrait «  Côte d’Ivoire: les médias français portent une lourde responsabilité dans les dix ans de crise » rien de neuf sous l’équateur. 

Loris Guémart défonce, certes des portes ouvertes, mais son enquête à le mérite de leur propre camp. Alors que l’ambassade des États-Unis appelle les autorités ivoiriennes à enquêter sur les nombreux morts de la répression violente des dernières manifestations pacifiques, les médias français ont choisi de traiter la candidature du président Ouattara comme si elle ne soulevait aucune question légale dans l’opinion publique du pays.

Rien, même pas le rapport d’Amnesty International qui accuse la police ivoirienne d’avoir permis à des hommes armés de machettes d’attaquer des protestataires de l’opposition n’a fait bouger d’un iota la ligne éditoriale très bienveillante de l’AFP, libération, le Monde et tous leurs « experts Afrique » 

Cette arrogance de la presse française en Afrique francophone a longtemps été promue par les dirigeants africains eux-mêmes, ces derniers ont longtemps préféré de se faire malmener par un Francois Soudan, un Christophe Boisbouvier que de donner des interviews aux medias de leurs pays. 
En conséquence, des vulgaires programmes radios comme « appel sur l’actualité de RFI » sont devenus de vraies armes de manipulation de l’opinion, les équipes de Yann Gomez, n’hésitant pas à sélectionner les intervenants selon l’opinion qu’ils veulent promouvoir.

D’ailleurs l’audience dont les médias d’Etat français, TV5 MONDE, RFI, bénéficient en Afrique francophone, 60 ans après les indépendances devrait intéresser les états africains sur la nécessité de renforcer les capacités d’une presse libre dans leurs pays, afin de ne plus faire le jeu des soit disant journaliste » Afrique » dont l’expertise se nourrit de fiche wikipedia, comme n’importe quel quidam.

Plus récemment, en 2015, le très indépendant journal Libération a encaissé près de 2 milliards de francs CFA de la Présidence Gabonaise pour un forum de….. Deux jours, une posture affairiste pour une rédaction habituée à donner des leçons d’éthiques aux africains. La procédure judiciaire, voulue par une ONG française contre ce média a subitement valu aux autorités gabonaises, les tirs de Maria Malagardis, journaliste grec, et bien entendu, experte Afrique. tout un programme. 

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