SOCIÉTÉ : MALGRÉ UN BAC VIDE, LES POPULATIONS DU CAP DÉPOSENT LES ORDURES AU SOL

Au carrefour « Santa Clara » l’immense bac à ordures quasi vide de CLEAN AFRICA, la société d’Etat commise au ramassage des ordures, jouxte un immense tas d’ordures posé à même le sol . L’œuvre est des commerçants et populations environnantes qui ne semblent pas avoir bien compris à quoi sert cet immense bac bleu.

Selon certains observateurs de la société gabonaise, l’incivisme des populations serait une des principales causes de l’insalubrité des grandes villes du pays . Les nombreuses images de bacs à ordures vides jouxtant des tas d’ordures semblent étayer cette thèse.

Pour les tenants de cette assertion, lutter contre l’insalubrité c’est d’abord lutter contre l’incivisme de ceux et celles qui n’éprouvent aucune gêne à jeter à travers la vitre d’un véhicule en circulation, un emballage d’arachide sur la voie publique.

Pour ces « sauvages », seule la sanction financière peut être dissuasive. Pour Martin K, 36 ans, le problème est encore plus « vaste ». « Nous ne sommes pas tous fait pour rester en ville, le gouvernement devrait songer à renvoyer dans les campagnes ceux et celles qui ne peuvent pas justifier de leur présence dans la capitale » une solution radicale qui a pourtant des partisans.

Au carrefour « Santa Clara » le ballet incessant d’hommes et de femmes, qui déposent leurs ordures à l’extérieur d’un bac aussi vide, continue. A la vue de la caméra, une des femmes esquisse avec peine un geste qu’elle semble découvrir, jeter ses ordures dans le bac et non au sol.