MISSIONS, ACTIONS FACE À LA COVID-19, DIFFICULTÉS, PROJETS : LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’AGANOR  À CŒUR OUVERT

Le Directeur général de l’Agence gabonaise de normalisation (AGANOR), Razzaq Guy Kambogo, dans un entretien de plus de 50 minutes diffusé ce vendredi 25 septembre 2020, est revenu sur les missions de son organe, le rôle joué durant la pandémie de la Covid-19, et les difficultés rencontrés dans l’exécution du Programme Gabonais d’Evaluation de la Conformité aux Normes (PROGEC).

L’AGANOR a été créée en 2014 avec la principale mission de mettre en œuvre l’Infrastructure Nationale de la Qualité, qui s’appuie sur les quatre pôles de métiers suivants : la normalisation ; l’évaluation de la conformité, la métrologie et la promotion de la qualité, afin ‘’ d’encourager et accompagner l’ensemble des organismes’’.

« La norme est au cœur de notre vie », pense le directeur général de l’Aganor. Pour le producteur singulièrement, la norme lui permet de s’assurer de la façon de faire, de fabriquer, parce que il ne s’agit pas de produire n’importe quoi, n’importe comment. Pour le consommateur, elle permet à ce dernier ‘’ d’accéder aux produits de qualité et sécurisés. Elle permet de protéger la santé et la sécurité des consommateurs, tout en lui donnant la possibilité de mieux orienter ses choix.

Il n’a pas manqué de préciser le rôle important de l’Aganor, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la Covid-19. « Le premier champ d’intervention a été d’encadrer la fabrication des masques barrières, l’un des outils essentiels dans cette lutte. L’AGANOR a donc adopté la Norme NGA 2000 – Version 2020 Masques barrières qui fixe les exigences de confection des masques », a déclaré le directeur général.

En terme de projets, il a annoncé, entre autre, que « dans le cadre de l’Evaluation de la conformité, pour le pan Programme Gabonais d’Evaluation de la Conformité (PROGEC), nous préparons la mise en œuvre des nouvelles dispositions et surtout la digitalisation de l’ensemble des procédures ». Sur le plan relatif à la certification des produits locaux qui se met en place progressivement, « il y a des projets de certification en cours. Seul difficulté, « l’insuffisance de laboratoires nationaux pour la réalisation des essais sur un grand nombre de produits », a-t-il relevé.

Et en parlant de difficulté, il a souligné que « la principale difficulté du PROGEC reste la resistance d’un grand nombre d’opérateurs économiques à appliquer les procédures d’inspection et de certification avant embarquement depuis le pays d’origine. Cela occasionne l’arrivée sur le territoire national d’un grand nombre de marchandises non inspectées et certifiées.

Maxime OWONO

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