PRESSE : LA PROBABLE ENTREE DU GABON AU COMMONWEALTH MET EN PANIQUE LES MEDIAS PUBLICS FRANÇAIS

Depuis que le Gabon accueille dans ses murs une délégation du Commonwealth,  l’activisme politique des médias français fonctionne à plein régime. De « France 24 » à « RFI » en passant par « TV5 MONDE» les médias publics français sont depuis quelques heures à fond sur le Gabon. Un vrai branle-bas de combat qui trahit une fébrilité « colonialiste » et la commande d’articles de presse au plus haut niveau.

Depuis l’avènement de la connectivité internet, la presse publique française et ses experts en carton ont perdu l’influence qu’ils avaient sur l’information en Afrique. Même si RFI reste à regret une des radios les plus écoutées de l’espace francophone, il n’en demeure pas moins que le rôle des médias français dans la manipulation de l’information en Afrique est un secret de polichinelle.

En février 2021, alors que la France arrivait péniblement à vacciner une centaine de personnes par jour, les médias du service public français réservaient des larges colonnes à critiquer les livraisons de vaccins chinois en Afrique. Un haut responsable français avait même déclaré à propos des vaccins chinois en Afrique que « Ce n’est pas parce qu’on dépose des doses de vaccin sur un tarmac qu’on a une politique vaccinale » pourtant, les amis de la France attendent toujours de profiter de la bienveillante politique vaccinale de la France en Afrique.

Au Bénin, ou les envoyés spéciaux de France 24 et RFI ont copieusement été  humilié il y a quelques jours lors d’une interview par le Président Patrice Talon, tant leur parti pris éditorial suintait dans les  questions, ou en République centrafricaine où ils avaient gardé le silence sur les accusations pourtant fondées par de viols sur enfants commis par les militaires français, la presse publique française étonne par sa capacité à ajuster ajuster sa ligne éditoriale au gré des humeurs et des  sueurs froides de certains acteurs politiques de l’hexagone.

Un parti pris dénoncé  dans une lettre explicite par les autorités Russes en RCA . Ce parti pris, les rédactions de ces médias du service public ne le cachent même plus. Prenant des raccourcis avec la vérité des faits, ou des légèretés  avec les bases de la déontologie, nos experts ont à cœur de remplir leur mission « entacher l’image de la cible » les dépêches AFP ont remplacé le fouet du maître serait-on tenté de dire.

Au Tchad par exemple, aucun expert sur TV5 MONDE, RFI, FRANCE 24 pour s’inquiéter d’une succession dynastique à la tête du pays.En dehors de quelques voies médiatiques isolées, le service public français de la presse s’est aligné, comme une vulgaire agence de communication politique. Au Gabon le même sujet aurait même fait l’objet d’un débat quelque part rue du Faubourg Saint-Honoré.

Les articles à charge et à venir sur le Gabon font partie de cette stratégie bien huilée. De «  l’actualité du Gabon » commenté par un homme politique dont l’aura ne dépasse pas les limites de son domicile, aux reportages sur ces footballeurs gabonais sans salaires en plein covid-19  comme s’il s’agissait d’agents publics, les rédactions et les plateaux du service public français vont donner l’impression à ceux qui s’y laissent encore prendre que le Gabon est situé au centre de la France.

Pourtant sur place ( En France) les sujets ne manquent pas. Du déni de justice après l’affaire Sarah Halimi, à la montée des extrémismes, au harcèlement sexuel dans les hautes sphères en passant par les violences policières il y a des sujets sur lesquels le contribuable français qui financent ces médias par ces impôts serait heureux de recevoir les analyses de Boisbouvier, Franck etc.Ces experts du continent africain dont ils ne connaissent que le luxe des hôtels, les hall d’aéroports et malheureusement les palais présidentiels.

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