Le Rwandais Joseph Areruya sacré champion de la 13e Tropicale Amissa Bongo.

LIBREVILLE, GABON (medias241.com)- Joseph Areruya, le jeune coureur rwandais a remporté ce dimanche 21 Janvier la 13e Tropicale Amissa Bongo.

Après sa victoire lors de l’étape 4 Ndjolé-Mitzic, longue de 182 kilomètres, L’enfant du pays des Mille Collines, âgé seulement de 21 ans n’a pas cédé aujourd’hui pour la dernière étape face aux professionnels. Il a gardé son maillot jaune.

Attaqué par les coureurs de Direct Energie au début du circuit final qu’il fallait parcourir onze fois, il a su conserver un bon placement en tête de peloton pour éviter d’être piégé dans cette ultime journée décisive.

Le Rwandais est le troisième africain à remporter la Tropicale après l’Erythréen Natnael Berhane en 2014 et le Tunisien Rafaa Chtioui en 2015 mais c’est le premier à réaliser cet exploit avec le maillot de son équipe nationale. Ces deux prédécesseurs avaient gagné avec le soutien de leur équipe professionnelle.

L’exploit de Joseph Areruya prend ainsi plus de valeurs car il prouve que le cyclisme africain est sur la bonne voie dans son évolution.

La Tropicale Amissa Bongo a une nouvelle fois rempli sa mission en permettant aux coureurs africains une confrontation sportive de haute-volée face aux équipes professionnelles habituées aux grandes épreuves du calendrier mondial comme le Tour de France ou le Tour d’Italie.

Déjà vainqueur en 2017 du Tour du Rwanda mais aussi d’une étape du Tour d’Italie U23, Joseph Areruya a ainsi pu évaluer son niveau et confirmer tout le bien que l’on pensait de ce coureur talentueux.

«J’avais évidemment une petite appréhension au départ car tout peut se passer sur une étape. Mais mes coéquipiers ont fait beaucoup de travail à mes côtés, ils sont allés jusqu’au bout de leurs forces pour m’aider à garder mon maillot jaune. Je les remercie beaucoup pour cette grande victoire.», a déclaré, JOSEPH ARERUYA, le maillot jaune 2018 de la tropicale Amissa Bongo.

Inscrit dans l’équipe réserve des Sud-Africains Dimension Data, il va certainement encore beaucoup progresser pour s’inscrire dans la même lignée de ces coureurs africains qui ont fait leurs grands débuts professionnels au Gabon avant d’être reconnus au niveau mondial comme Daniel Teklehaimanot, Natnael Berhane, Louis Meintjes, Tsgabu Grmay.

«Comme chaque année, nous venons avec des ambitions mais plus cette édition. Parce que, mon garçon a beaucoup travaillé sur tout le parcours. C’était très difficile, Dieu merci l’étape 4 a permit que nous fêtions aujourd’hui le maillot grâce aux temps d’avance que nous avions», s’est réjouit Félix Sempoma, le directeur sportif de l’équipe du Rwanda.

La Tropicale a toujours été propice à la révélation des coureurs même parmi les Européens comme les Français Pierre Rolland, Nacer Bouhanni et Adrien Petit qui ont aussi remporté au Gabon leur première victoire professionnelle.

«C’est la troisième fois que nous voyons un fils du continent gagner cette épreuve. Alors, on a envie de dire : mission accomplie. Lorsque nous nous sommes lancés dans cette aventure, c’était notamment avec l’idée de promouvoir le cyclisme et de voir un jour un fils du continent rivaliser avec les professionnels. C’est un des objectifs qui, aujourd’hui, a été atteint. Et cela va certainement ouvrir la voie à d’autres exploits et surtout encourager les équipes africaines », a déclaré le président gabonais Ali Bongo Ondimba à l’issue de cette course.

Longue de 140 kilomètres, la 7e et dernière étape à été remportée par l’Italien Luca Pacioni (Wilier-Triestina)

Le podium final est composé du rwandais ARERUYA Joseph avec un temps de 23h52’24” suivi de l’allemand HOLLER Nikodemus de l’équipe BIKE AID pour 23h52’42” et enfin du français GAUDIN Damien pensionnaire de DIRECT ENERGIE avec un temps de 23h53’14’.

NGANDAMBA Géoffroy, le premier gabonais (des deux restés en lice) occupe la 53e place au classement final.

«Je donne toujours le meilleur de moi. Mon objectif : à l’horizon 2019 ou 20, un Gabonais devra gagner ne fut-ce qu’une étape et c’est ce qu’on demande à l’État gabonais. Qu’il nous donne les moyens nécessaires et nous lui ferons plaisir.», a confié le double champion du Gabon (2014 et 2016).

Au nom du principe d’alternance que suivent les organisateurs depuis la création de l’épreuve en 2006, la course a occupée notamment pour cette 13e édition la partie nord du pays sur un parcours équilibré où les coureurs ont eus matière à s’exprimer sur des terrains variés avec une incursion au Cameroun voisin à Ambam qui avait déjà accueilli une arrivée en 2016.

Parcourant 1011 Kilomètres, pour la 13ème édition de la Tropicale Amissa Bongo, les coureurs, acclamés par
des spectateurs chaque année de plus en plus nombreux, ont traversé quatre provinces du Gabon (l’Estuaire, le Moyen-Ogooué, la Ngounié et le WoleuNtem) en plus du pays voisin, le Cameroun qui avait déjà accueilli une étape
de la Tropicale en 2016.

Créée en 2006 , l’évolution au fil des ans de la Tropicale Amissa Bongo a permis d’atteindre une maturité en termes sportifs.

A la lecture de ses archives on y apprend ainsi que près de 50 nationalités différentes ont été représentées sur la Tropicale depuis sa création et que derrière les plus présents, les Gabonais, les Français, les Burkinabé, les Erythréens, Ivoiriens, Marocains, Rwandais, on retrouve aussi des Belges, des Italiens, des Américains, des Canadiens, des Russes, des Finlandais, des Suédois, des Brésiliens… La Tropicale attire le monde entier.

Lancée le 15 janvier dernier à Kango, l’édition 2018 de la Tropicale Amissa Bongo aura vu la participation de 15 équipes dont 6 professionnelles et 89 coureurs au départ de la seule épreuve du continent classée en catégorie 2.1 – course à étapes de 3ème niveau de prestige – auprès de l’Union cycliste internationale.

 

 

 

 

 

 

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