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EDITO : Jour de marche citoyenne contre les violences faites aux femmes

À l’occasion de la célébration de la journée nationale de la femme gabonaise sous le sceau de la lutte contre les violences faites femmes, « la Fondation Sylvia Bongo Ondimba Pour la Famille » appelle à une prise de conscience.

Les violences des hommes envers les femmes prennent plusieurs formes. Qu’elles soient physiques, sexuelles ou psychologiques, toutes sont à combattre !

Marre d’être frappées ! 2 personnes sur 3 victimes de violences physiques sont des femmes. De nombreuses femmes ont été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire intime.

Marre d’être agressées sexuellement ! 92% des violences sexuelles sont commises sur des femmes.

Marre d’être insultées ! 3⁄4 des auteurs d’insultes à l’égard des femmes dans l’espace public sont des hommes. Les insultes renvoient souvent à des stéréotypes sexistes : « salope », « conne », « pute », « bordele », etc.

Les violences faites aux femmes sont partout : dans la rue, dans les transports, à l’école, au travail mais surtout dans la sphère privée. Celles faites par des hommes masqués dans une ruelle sombre sont minimes. Dans 91 % des cas, les violences sont commises par des personnes connues de la victime (père, frère, ami, médecin, camarade, militant, collègue). Dans 45 % des cas, l’agresseur est le conjoint ou l’ex- conjoint. Alors que, 56% des femmes victimes restent silencieuses après leur agression.

Les violences des hommes contre les femmes font partie du système patriarcal. Et les femmes entendent bien sonner le glas de système. Elles ne vont plus se laisser enfermer dans la peur et s’empêcher de se révolter. Avec la déferlante de témoignages, la peur est en train de changer de camp.

Le patriarcat atteint toutes les femmes, particulièrement celles issues de milieu populaire qui subissent des oppressions simultanées affectant leur vie. Elles sont de ce fait plus susceptibles de subir des violences.

Aucune solution judiciaire n’est adaptée. La justice non seulement ne fait pas son travail mais perpétue la culture du viol et donc les violences à l’encontre des femmes. Refus de prendre les plaintes des victimes dans les commissariats, discours culpabilisateurs, remise en question de la parole des femmes, relaxes des agresseurs. Ce sont encore aux femmes agressées de prouver leur non-consentement et non aux agresseurs d’apporter la preuve de l’assurance du consentement de l’agressée.

Ni soutenues, ni écoutées, ni rassurées par la justice, peu de femmes victimes portent plainte.

Ce mercredi 17 avril, le ras le bol et la solidarité féminine vient se transformer en grande marche citoyenne !

Aujourd’hui, elles ne sont pas seules! Politiques, religieux, Patrons, collègues, conjoints, sont en appui ! Cette marche citoyenne crée un rapport de force pour que les choses bougent. Les femmes, exigent l’égalité économique, sociale et politique avec les hommes ! Elles sont davantage touchées par la précarité.

Les femmes veulent être libres ! Libres de marcher n’importe où, à n’importe quel moment de la journée, dans n’importe quel état, dans n’importe quelle tenue. Libres de leur orientation sexuelle et affective. Libres de procréer ou non et avec qui elles veulent. Les femmes veulent la liberté. Libres de toutes contraintes.

Cette marche est assurément l’amorce d’une révolution.

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Fondation Sylvia Bongo Ondimba pour la Famille