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Edito: La presse gabonaise, entre usine à Fake News et Liberté d’Expression

Nos écrits et leur canal de diffusion sont des armes très sensibles, à manier avec tact.

Parce que les médias disposent d’un pouvoir extraordinaire, celui d’influencer la manière dont la masse apprehende les choses de la cité. Par la dénonciation des faits et pratiques contraires à la loi et à l’intérêt commun, la critique constructive et structurée et le traitement pédagogique de l’information.

Il n’est point question de dicter une quelconque ligne de conduite aux populations.

Les hommes des médias peuvent-ils un instant jauger les conséquences de leurs écrits dans la mémoire collective? Qui peut prédire l’usage que chaque citoyen se fait des propos véhiculés dans la presse?

L’intolérance est devenue la commune mesure en lieu et places du débat d’idées.

Alors au nom de quoi s’oppose t-on?

Au nom de la « liberté d’expression » dirons certains. De quelle « liberté d’expression » s’agit-il?

Ou est-on entrain d’élaborer au sein de la presse gabonaise une nouvelle version de la « liberté d’expression » qui consiste à passer « sous guillotine » tous ceux qui n’insultent pas le pouvoir, qu’ils seraient des traîtres et de gens de peu de foi?

On s’interroge sur les motivations réelle d’une telle dérive, de cette haine qui coule des plumes des rédacteurs jusqu’au sein de la communauté.

L’injure publique, l’appel à la révolte et à l’anarchie ne caractérisent pas l’arsenal du journaliste fut-il politiquement engagé.

Ailleurs des journalistes engagés s’en tiennent au respect de l’éthique de leur profession.

De droite ou de gauche, ils ont toujours pris soin de ne pas franchir la ligne rouge qui sépare le journaliste de l’acteur politique.

« Liberté d’expression » ou « liberté de la presse » n’ouvre pas la voie à la permissivité ou le droit de dire n’importe quoi contre n’importe qui.

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