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Maixent Accrombessi inculpé à Paris pour « corruption passive d’agent public étranger » etc.

LIBREVILLE, GABON (medias241.com) –Maixent Accrombessi, l’ex-directeur de cabinet du président Ali Bongo mis en examen en France a été inculpé pour « corruption passive d’agent public étranger », « blanchiment en bande organisée de corruption passive » et « faux et usage de faux », révèle l’Agence France Presse (AFP).

Aucun commentaire n’a été fait par les autorités gabonaises.

Selon l’AFP, Maixent Accrombessi est soupçonné d’avoir perçu illégalement de l’argent d’une entreprise française. Il y a un peu plus de deux ans, le 4 août 2015, Maixent Accrombessi avait fait l’objet d’une interpellation à Paris. Il avait très vite été relâché après quelques heures de garde à vue en raison de son immunité diplomatique.

Deux ans plus tard, donc, d’après les sources judiciaires de l’AFP, Maixent Accrombessi a finalement été mis en examen à Paris pour « corruption passive d’agent public étranger », « blanchiment en bande organisée de corruption passive » et « faux et usage de faux ».

La justice française le soupçonne d’avoir perçu de l’argent en échange de l’attribution, fin 2005 par le Gabon, d’un marché public de 7 millions d’euros au groupe Marck, une entreprise française spécialisée dans la fabrication d’uniformes militaires.

Les policiers de l’Office central anticorruption (OCLCIFF) s’interrogent sur différents virements, l’un d’environ 300 000 euros et six autres d’un montant total avoisinant les 2 millions d’euros.

Tous ont été émis par le groupe Marck sur des comptes appartenant à des sociétés gérées par Maixent Accrombessi ou des proches, dont l’homme d’affaires Seydou Kane.

Au moment des faits, Maixent Accrombessi gravitait déjà dans les sphères du pouvoir gabonais puisqu’il était collaborateur d’Ali Bongo, à l’époque ministre de la Défense de son père, Omar Bongo. Une enquête préliminaire avait été ouverte en 2007 par le Parquet de Paris.

D’origine béninoise et naturalisé gabonais, Maixent Accrombessi, 52 ans, a occupé le poste de directeur du cabinet jusqu’à son départ, durant l’été 2016, pour raisons de santé. Cet ancien agent immobilier était devenu la cible privilégiée des opposants gabonais, qui l’accusaient de piller les caisses de l’Etat et d’avoir une trop grande influence sur les décisions du «bord de mer».

 

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