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Médias : Le ROLBG vole au secours d’Echo du Nord et de L’Aube


Le Réseau des organisations libres pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG) a pris la décision de créer un ‘’Comité national de soutien’’ afin de réfléchir sur les actions à entreprendre pour que la Haute autorité de la communication (HAC) lève les sanctions qui pèsent sur les journaux Echo du Nord (4 mois de suspension) et L’Aube (6 mois de suspension).

Rappel des faits. Dans sa livraison du 04 février dernier, l’hebdomadaire Echo du Nord avait publié un article sous le titre : «Une stratégie d’accaparement du pouvoir : Mborantsuo veut virer les corps habillés». La Hac avait jugé cet article «outrancièrement acrimonieux», «vindicatif», «calomnieux» et «contraire à la déontologie journalistique», et avait pris la décision de suspendre le journal pour une durée de 4 mois.

 L’Aube, pour sa part, avait publié le 01 avril un article sous le titre de : « Maixent Accrombessi parle d’un soulagement ».  L’article faisait état de ce que l’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo était soulagé d’avoir été écarté de la présidence de la République, mais, une semaine après, les responsables dudit média ont affirmé que c’était un poisson d’avril. De plus, le 25 mars dernier, le média avait publié une interview du directeur de publication d’Echos du Nord, Désiré Emane, qui avait déjà été sanctionné quelques jours auparavant par la HAC. C’est suite à ses parutions d’articles, que l’autorité régulatrice des médias a suspendu L’Aube à 6 mois sans parution. 

L’ONG le  ROLBG, dont l’une des missions est la défense des droits d’expression et de la liberté de la presse, a proposé, le 14 avril dernier,  de mettre en place un «Comité national de soutien». Cette plateforme aura pour mission de «développer un plan d’action visant la levée des sanctions» des deux journaux.

 «La Hac,  une instance censée réguler l’activité de la communication, mais qui sombre dangereusement dans un rôle sinistre d’agent du gouvernement, chargé de la destruction de la liberté de la presse et d’expression libre au Gabon. Jamais dans l’histoire politique récente de ce pays, la presse libre n’a été autant entravée dans son fonctionnement régulier», a regretté le ROLBG.

La HAC a montré l’an dernier, qu’elle n’était pas une institution qui campe sur ses positions. En août 2018, la HAC avait suspendu la diffusion des programmes de France 2 sur tous les bouquets satellites disponibles au Gabon pendant un an, suite à la diffusion d’un documentaire sur la famille Bongo. Elle était revenue sur sa position, et réduit la peine à 3 mois, après avoir examiné une requête du média français.

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