Politique : Maganga Moussavou, gâteux, menteur ou amnésique ?

Au cours de sa dernière causerie politique, l’ancien vice-président de la République s’est épanché avec des mots indignes de son rang sur le prétendu état de santé du Chef de l’État qui l’empêcherait de gouverner. Pourtant, au sortir d’une audience en décembre 2018, il déclarait « Allez par monts et vaux, proclamez la bonne nouvelle et dites aux populations que le président se porte bien. »

Pierre Claver Maganga Moussavou est-il vraiment un homme d’État ? La question mérite d’être posée après que ce dernier ait tenu des propos d’une rare violence à l’encontre du chef de l’État il y a quelques jours. Pour celui qui semble ne pas avoir digéré son limogeage de la vice-présidence de la République, Ali Bongo ne serait pas en mesure de conduire à la destinée du pays, en raison de son prétendu état de santé.

Une diatribe qui cacherait, pour certains, l’amertume vécue par le président du Parti social-démocrate, balloté entre ses convictions républicaines et le besoin d’exister aux yeux d’une partie de l’opposition qui pourtant ne lui déroule pas le tapis rouge. Volontaire pour participer à la concertation politique, Maganga Moussavou va se désister au dernier moment à la demande du camp Missambo avant de se raviser et tenter de revenir à la concertation.

Il n’y participera finalement pas, en raison du refus par les partis de l’opposition de se ranger derrière lui. Maganga Moussavou semble souffrir d’un complexe de supériorité.

Si Pierre Claver Maganga Moussavou avait été maintenu à son poste par le Président de la République en dépit des accusations du Kevazingogate, tiendrait-il les propos et accusations qui rythment ses causeries politiques ces derniers jours ? Ou tel un enfant à qui on a arraché son jouet, il exprime sa vexation avec des mots qui mériteraient bien qu’on lui lave la bouche au savon.

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