POLITIQUE : ENIEME REPORT DU CONGRES DE L’UNION NATIONALE OU L’EPILOGUE D’UN NAUFRAGE POLITIQUE

Le report ce 13 octobre pour la énième fois depuis deux ans du congrès de l’Union Nationale (UN) est l’évidence pour certains observateurs de la guerre des clans féroce que se livrent les principaux candidats pour la gouvernance de ce parti politique désormais l’ombre de lui-même. Une partie des acteurs du parti ne souhaitent pas d’une élection transparente pour désigner les instances du parti.

Les invectives répétées entre l’ancienne ministre de l’Education et ancienne membre du parti au pouvoir, Paulette Missambo et Paul-Marie Gondjout avaient fini par convaincre de l’incapacité pour l’Union Nationale à organiser une campagne saine et une élection transparente pour désigner sa gouvernance.P

Président du parti depuis dix ans, Zacharie Myboto et ancien noble du parti au pouvoir est régulièrement accusé de vouloir faire du parti d’André Mba Obame une affaire de famille, Paul-Marie accusé de pratiques frauduleuse dans le cadre de cette campagne est son gendre.

Selon notre confrère Gabonreview.com des sources proches de ce parti font état que «L’état d’avancement des travaux en commissions préparatoires du congrès  ne permettrait pas que cette réunion puisse se tenir “comme prévu” ». Plus loin, on apprend que les membres de l’Union nationale seraient frileux à l’idée d’organiser une élection transparente et démocratique pour le renouvellement de leurs instances. Un comble pour un parti d’opposition si les faits ne se déroulaient pas au Gabon.

D’ailleurs le silence des forts en thème de ce parti, notamment de l’Enarque Jean Gaspard Ntoutoume AYI en dit long sur le malaise dans les rangs de l’Union Nationale qui semble payer le prix fort de sa compromission dans la désignation controversé de Jean Ping en qualité de candidat « unique » de l’opposition au mépris des autres acteurs plus légitimes de l’opposition.

Un mode de désignation discret qui serait d’ailleurs en discussion. Loin de l’élection transparente à laquelle s’attendaient les observateurs, certains cadres penchent plutôt pour la désignation en catimini, loin des cameras de ceux qui vont emmener le parti à la présidentielle de 2023.

Un remake de 2016 où le candidat unique de l’opposition avait été désigné dans le confort et dans la discrétion d’une villa de la sablière, à la manette un certain Zacharie Myboto.

La nouvelle date du congrès qui n’a pas été communiqué est un nouvel exemple du vrai poids de certaines formations politiques gabonaises, qui loin des commentaires pédants de l’action gouvernementale ou de la récupération politique des faits divers semblent n’être que des géants de Facebook aux pieds d’argile.