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Pollution : Vers un cadre juridique de gestion des déchets dangereux et biomédicaux

Le Gabon a validé le 19 avril le nouveau Plan national de mise en œuvre (PNM) de la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants (Pop), à Libreville, à l’issue d’un atelier de deux jours. Il ne reste plus qu’à le transmettre au Conseil des ministres pour approbation.

Pendant deux jours, le ministère des Eaux et forêts chargé de l’environnement et les parties concernés par la question des polluants organiques persistants (POP) se sont réunis, pour obtenir la validation du Plan national de mise en œuvre (PNM), relatif à la Convention de Stockholm sur les POP.

Ces substances utilisées dans plusieurs chaînes de production industrielle, comme dans la santé (équipements hospitaliers, médicaments), l’agriculture (herbicides, pesticides, engrais), les peintures, les produits plastiques, les mastics, les plâtres, sont jugées dangereuses quand bien même elles contribuent au bien-être des populations.

Pour Emmanuel Bayani Ngoyi, directeur de l’Environnement et de la protection de la nature au ministère des Forêts, cet atelier a été l’occasion de mettre en place un nouveau cadre politique, juridique et institutionnel destiné à stopper l’usage des POP au Gabon. «Notre pays dispose d’un PNM actualisé et mis à jour. Les prochaines étapes restent d’abord l’approbation du PNM actualisé par le Conseil des ministres et ensuite sa transmission au siège des Nations unies», a-t-il fait savoir, à l’issue de l’atelier.

La formalisation de cette politique nationale de gestion des POP est selon les recommandations de cet atelier une «priorité dans la gouvernance environnementale pour protéger la santé des populations et préserver l’environnement des effets pernicieux dus aux POP».

On soupçonne une forte présomption de la présence des POP sur le territoire gabonais, en raison de «la porosité de nos frontières et du trafic commercial informel».

Cette situation est due à plusieurs facteurs, dont la faiblesse d’une réglementation nationale.

Trois millions de personnes souffriraient de maladies chroniques graves à cause de ces POP. En Afrique, plis de 50.000 tonnes de pesticides périmés contaminent le sol, l’eau et les sources d’aliments. Conscients des risques que représentent les POP de nombreux pays africains ont déjà commencé à limiter ou en interdire la production ou l’utilisation et le rejet. 

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