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Santé: la ministre Denise Mekam’ne dénonce le racket dans les hôpitaux publics.

Denis Mekam’ne dénonce des pratiques peu orthodoxes

C’est au cours d’une réunion tenue hier au CHU d’Owendo, avec les responsables des structures hospitalières, que la ministre d’Etat à la Santé, Denise Mekam’ne, a dénoncé certaines pratiques qui ternissent l’image du système de santé du Gabon. La suspension des prestations CNAMGS était aussi à l’ordre du jour.

Le ministre d’Etat à la Santé et son délégué Jonathan Ndoutoume  Ngome, ont eu des échanges francs avec les responsables des Centres hospitaliers universitaires de la place. Le membre du gouvernement a pointé du doigt certaines pratiques. « On se rend compte que les populations pointent continuellement un doigt accusateur sur l’accueil exécrable au sein des structures hospitalières, où se développent au quotidien certaines pratiques telles que le racket, et apparaissent des phénomènes comme celui des rabatteurs. Du coup, c’est le contrat de confiance qui se trouve ainsi rompu entre les services de santé et la population. J’ai voulu donc sensibiliser le personnel sur ces agissements d’un autre âge qui ternissent l’image de notre système de santé », a déclaré Denise Mekam’ne.  

Elle a exhorté les responsables des structures hospitalières à mettre fin à cela, d’un ton ferme. « Ça suffit. Il faut arrêter avec ces pratiques. Des sanctions vont être à l’encontre des indélicats », a-t-elle précisé.   

S’agissant de la non prise en compte des assurés de la  Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (Cnamgs) depuis quelques semaines, la ministre d’Etat à la Santé, qui en amont a effectué plusieurs séances de travail avec les responsables de la Cnamgs d’une part, et les responsables des structures hospitalières d’autre part,  a déclaré ceci : « Lorsque la Cnamgs affirme avoir payé les factures, les hôpitaux, de leur côté, déclarent n’avoir rien reçu. Ce dysfonctionnement a engendré la colère des partenaires sociaux et nous a conduit à cette situation actuelle ».

Cette rencontre a été bien accueillie par les responsables de santé. « C’est une très bonne chose de réunir tous les acteurs autours de la table. Ceci avec transparence et dans l’objectif de savoir exactement où se situe les nœuds. C’est une nouvelle organisation qui s’installe dans le partanariat qui nous lie avec la Cnamgs. Je pense que Mme le ministre a planté les jalons d’une nouvelle façon de faire qui non seulement nous arrange, mais convient également aux malades. Le gap financier dans les prestations de la Cnagms par rapport u CHUL est de 137 millions. Ce qui peut s’expliquer dans les rejets. Il nous faudra maintenant dans l’organisation,  faire des rapprochements pour savoir ce qui se passe, afin que nous soyons notifiés des rejets et être informés de combien s’élèvent leurs montants » a déclaré au terme de la rencontre, le Dr Marie-Thèrese Vane, directeur général du Centre hospitalier de Libreville.

Maxime OWONO

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