Suppression du CGC,du FNAS et du BCPSGE un bol d’air pour la dépense publique.


Avec le flot de nominations qui suscitent à ce jour encore des commentaires, la suppression du Conseil Gabonais des Chargeurs(CGC) du Fond National d’Action Sociale(FNAS) et du Bureau de Coordination du Plan Stratégique Gabon Émergent (BCPSGE) lors du Conseil des ministres du 26 février 2019, marque la volonté du gouvernement de rationaliser la dépense publique et optimiser les objectifs recherchés par la création de ces entités.


Mutualiser les ressources et les spécialités était devenue une nécessité face au contexte de conjoncture liée à une crise économique internationale. Le gouvernement semble avoir su répondre efficacement à la donne mondiale, surtout que pour certaines, ces entités étaient devenues de véritables chasses gardées avec à leur tête des gouvernances parfois à rebours de la volonté de l’exécutif.

Ainsi, pour mettre fin au chevauchement de responsabilités et différents conflits de compétence, la décision a été prise par le gouvernement de supprimer un certain nombre d’établissements.

Cette suppression ne devrait pas avoir un impact sur l’emploi des fonctionnaires, qui seront régulièrement reversés à leurs administrations d’origines comme le consacre la formule, le cas des salariés privés de ces entités sera soldé conformément aux lois en vigueur, comme l’a exigé le Conseil des ministres.

Le Conseil Gabonais des Chargeurs, sa gouvernance et ses grèves 

message sur une banderole lors d’une précédente grève au CGC

Crée en 1988, le CGC aura plus défrayé la chronique ces dernières années par des crises sociales nées d’un management approximatif que par ses résultats extraordinaires dans ses missions. C’est sans aucun doute une fleur faite à sa directrice Liliane Ngari qui aura au ministère des hydrocarbures, le vaste chantier d’accompagner la mutation de ce secteur.

40% du budget pour les salaires au FNAS

Crée en 2013 à l’issue de la stratégie d’investissement humain du Gabon (SIHG) le FNAS était appelé à mettre en oeuvre la politique social du gouvernement par la promotion des activités génératrices de revenus. Alors que la SIGH commandée par l’état gabonais et pilotée par la première dame du Gabon semblait avoir tout profilé, le Fond s’est réduit à être organisme de redistribution d’aides et allocations sans véritables stratégie et en doublon avec les missions de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale ( CNAMGS) La structure en difficulte financière a vu certains  de ses salaires payés par la Société Nationale Immobilière (SNI) dont elle a la direction générale en commun. le mécanisme autorisant cette transaction n’a pas été rendu publique. Notons qu’en 2018 le FNAS c’est 40% du bugdet rien que dans les salaires.

Dans la même veine le BCPSGE, super bureau de supervision du projet « l’Avenir en Confiance » proposé en Août 2009 par le Président Ali BONGO ONDIMBA, le bureau aura manqué de réalisme, la rupture prônée n’aura été que de nom tant les éléphants blancs et les stratégies inadéquates ont marqués son action.
Les bilans revendiqués sur son site internet, ne traduisent pas la réalité du terrain et surtout les énormes budgets mis à contribution en vue de l’émergence du Gabon.

Plein d’audace, le gouvernement gabonais vient de prendre date avec l’histoire, cette dynamique doit maintenant se traduire en acte pour les populations, dans une volonté de développement durable nécessaire au maintien des acquis comme l’a souhaité le président Ali Bongo.

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