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CNSS : la réforme de la protection sociale est une exigence pour éviter la banqueroute


 
Nicole Assélé, Directeur général de la caisse nationale de sécurité sociale au Gabon, a déclaré ce lundi 20 mai 2019, dans une tribune libre publiée dans le quotidien national, l’Union que la réforme de protection sociale est une exigence sinon ce sera la banqueroute de la Cnss.
 
Après des semaines de silence, suite aux soulèvements des retraités dès l’annonce d’un retour au paiement de la retraite par trimestre, le Dr Nicole Assélé est sortie de son mutisme.
 
Sur le titre : « Pensions et rentes à La Cnss : loin des débats de personnes et des attitudes passionnelles », le Dr Nicole Assélé a indiqué que le transfert de la branche maladie » à la Cnss  « a fait disparaître sans aucune solution de rechange une ligne financière d’au moins 20 milliards de francs CFA, au titre des ressources, sur le compte d’exploitation annuel de la Cnss ».
Attirant l’attention sur les dispositions  auxquelles se réfèrent encore les entreprises, les articles 38 et 42 du décret d’application du code de sécurité sociale, le Dr Nicole Assélé soulève bon nombre d’interrogations pour justifier la nécessité de prendre des dispositions légales qui viendraient garantir la concomitance des périodes de versement des cotisations sociales et de paiement des pensions .


Notamment  « comment payer mensuellement les pensions et les rentes en dehors du cadre légal, dans une caisse sans réserves ? Comment garantir la survie de la Cnss, dans un régime où les actifs paient pour les inactifs, alors même que la conjoncture économique ne favorise plus des emplois ? »
Elle se demande enfin comment faire adhérer à son plaidoyer, « l’Etat gabonais et les entreprises non à jour de leurs cotisations sociales qui culminent à près de 300 milliards de FCFA ? ».

Pour Nicole Asselé, cela est inéluctable. « Tous les espoirs pour éviter la banqueroute à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale sont portés vers l’aboutissement rapide de la loi 208/2016 du 6 février 2017,  portant nouveau code de protection sociale en République gabonaise d’une part et d’autre part, le passage à l’âge de la retraite de 60 à 63 ans et la durée maximum d’immatriculation de 20 à 25 ans ».


A cette date, ce qui restait des réserves statutaires de la Cnss, était et demeure « très largement en dessous du seuil des ratios prudentiels recommandés par la Conférence interafricaine de la Prévoyance sociale(CIPRES) dont la marge d’autonomie fixée doit être capable de supporter le fonctionnement d’une Caisse, toutes charges comprises, pendant au moins six mois en tant de vaches maigres comme c’est actuellement le cas», a-t-elle indiquée.

Rhona Charline M’WENKONDET

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