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Entretien routier: l’Université Saint-Exupéry renforce les capacités.


L’Université Franco-gabonaise Saint-Exupéry de Libreville a organisé ce 15 mai en son sein, une grand conférence sur le thème : “la gestion d’entretien routier au Gabon”. Animée par Gisèle Laure Lanchais Eyang Ntoutoume, ancienne directrice des grands travaux, ce moment a été l’occasion pour les universitaires et le conférencier de faire le point sur l’état des routes du pays.

Organisée à l’intention des étudiants en licence, masters et élèves d’ingénieurs, cette conférence avait pour objectifs d’édifier les étudiants sur l’état des routes du Gabon mais aussi sur comment procéder pour les maintenir en bonne état et qui de mieux pour l’expliciter que Gisèle Laure Lanchais Eyang Ntoutoume, ingénieur en génie civile à l’Institut national des sciences appliquées de Toulouse en France par ailleurs enseignante à l’UFGSE. 

“C’est la direction de l’école qui m’a sollicité de venir animer ce thème. Il est bien vrai que je dispense les cours au département génie civile de l’École Polytechnique où je donne cours d’ouvrage d’art et de béton armé. Il s’agissait entre autres de voir quel type d’entretien apporter sur des routes revêtues et celles non revêtues, l’entretien préventif et curatif. Comment s’organiser en terme de dimensionnement, de matériel et du personnel pour chaque travail”. Le conférencier, dans son exposé a fait l’historique sur différents projets qui ne malheureusement, ne sont pas allés jusqu’au bout pour l’entretien des routes dans notre pays

Il y a eu le projet PTR (Programme Triennal d’entretien Routier) mis en place en 1990 avec le soutien des bailleurs de fonds comme la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement et avant la fin du PTR en 1993, s’est enchaîné le programme d’aménagement du réseau routier qui visait la construction de 1936 Kilomètres de routes à bitumer en 5 ans et qui pouvait relier toutes les capitales provinciales entre elles et toutes les capitales provinciales à Libreville.  En 1997, toujours sur une recommandation des bailleurs de fonds, un fond d’entretien routier a été créé non seulement pour garantir l’entretien du réseau bitumé, mais également pour maintenir en l’état de praticabilité le reste du réseau en terre”. 

C’est avec regret que cet expert de l’entretien de la route a déploré la disparition de toutes ces initiatives “ Le problème ne se pose pas au niveau de la main d’oeuvre, car le Gabon a suffisamment formé des ingénieurs. Pour l’ancienne Directrice des Grands travaux, quelques recommandations permettraient de pallier aux problèmes d’entretien de nos routes “Si des projets étaient nationaux et non pas d’individus les choses devraient aller.

Car à chaque nouvelle équipe, une nouvelle politique. Rien n’est fait dans la continuité dans notre pays. Et on pouvait faire revenir le programme pluriannuel de renforcement et de réhabilitation des voiries urbaines de Libreville à raison de 50 kilomètres de voiries par an et si ce programme avait continué, je crois qu’aujourd’hui nous aurons déjà bitumé toute la capitale”. Un moment d’échange et de transmission de savoir qui contribuerait certainement au perfectionnement de nos futurs ingénieurs

Pierre Rolland

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