GABON : LA SEEG POURRAIT DÉSORMAIS ÊTRE SANCTIONNÉE EN CAS DE COUPURES
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Pour s’assurer de l’efficacité des offres de service de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), la nouvelle convention de 20 ans, signée le 5 janvier dernier entre l’État et la société, prévoit des sanctions en cas de coupures d’eau ou d’électricité. Une façon pour les autorités gabonaises de protéger les consommateurs des abus de cette société.

En cas de coupure d’eau et d’électricité, la SEEG pourrait désormais écoper de sanctions de la part de l’Agence de régulation du secteur de l’eau potable et de l’énergie électrique (ARSEE) et de l’État. C’est ce que prévoit désormais la nouvelle convention de concession de 20 ans, signée il y a quelques jours entre l’État et la société.

« Lorsque surviendront des interruptions de service, dont il sera démontré que c’est du fait de la SEEG, soit de son outil de production, soit de sa distribution, et sur des éléments qu’elle aurait pû anticiper, la convention prévoit qu’il peut y avoir désormais des amendes infligées par le gouvernement, mais aussi par le régulateur », a expliqué Alain-Claude Bilie-By-Nze, le ministre d’Etat en charge de l’Energie et des ressources Hydrauliques sur Gabon 1ère.

Dans un contexte d’offre de service décriée par les consommateurs, en raison des coupures d’eau et d’électricité à répétition, le contrôle de l’action de la SEEG s’imposait depuis des années comme une nécessité. Pour la première fois, comme une réponse à cette nécessité, les associations des consommateurs ont été impliquées à l’élaboration du règlement de service de cette société. C’est peut-être ici, la preuve que l’Etat veut amener la société à optimiser son offre de service.

Pour le ministre de l’Energie et des Ressources Hydrauliques, sans aucun doute, « c’est un élément qui permet à la SEEG d’améliorer la qualité du service, mais aussi au consommateur de savoir quels sont ses droits et ses obligations vis-à-vis de l’opérateur. »

Dans tous les cas, la nouvelle convention, qui a acté la libéralisation du marché de l’eau et de l’électricité au Gabon après des décennies de monopole de la SEEG place le consommateur au centre des intérêts de développement de ce secteur.

SL