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Gabon : Malgré les « larmes », Nzouba Ndama n’a toujours pas donné l’origine de son milliard

Interpellé avec trois valises remplies de coupures de billets pour un montant d’un peu plus d’un milliard de francs CFA, l’ancien président de l’Assemblée nationale se fait taiseux sur l’origine de cet argent provenant du Congo un samedi après-midi.

Ses soutiens se sont tous indignés des conditions de son interpellation, alors qu’il avait à plusieurs reprises refusé d’obtempérer aux injonctions des douaniers. Comme si son statut d’ancien président de l’Assemblée nationale, le plaçait au-dessus de la loi. Certains autres soutiens ont emmené le débat sur le contenu du communiqué de presse du procureur de Franceville, livrant cette dernière aux railleries des internautes à propos du terme « devises » maladroitement présent dans le communiqué lu par cette dernière à la télévision publique.

Mais curieusement, aucun des soutiens de Guy Nzouba, le directoire e de son parti compris ne s’est risqué à éclairer l’opinion publique sur l’origine de ces fonds. Preuve du malaise qui règne dans les rangs de l’opposition depuis ce scandale.

En effet, au lieu de railler le Procureur de Franceville qui a fait l’erreur de parler de « devise » les animateurs de la « république du commentaire à tout prix » n’auraient-ils pas mieux fait de s’interroger sur l’origine de cet argent et aussi sur l’éventuelle contrepartie que Guy Nzouba Ndama aurait pu donner à ses généreux bienfaiteurs congolais ?

Tels des receleurs, chacun des soutiens de Guy Nzouba est allé de sa justification, arguant même que dans un passé récent, quand tout allait parfaitement bien au Gabon, Guy Nzouba Ndama gagnait très bien sa vie en tant que président, pendant 19 ans de l’Assemblée nationale.

Les mêmes soutiens avaient crié à la Fake news quand le salaire (160 millions de FCFA par mois) de Guy Nzouba Ndama avait été révélé en 2016.

Ils sont nombreux les épisodes judiciaires de droit commun mettant en scène des personnalités politiques de l’opposition, la réaction de leurs soutiens est toujours la même : créer une affaire dans l’affaire pour faire oublier la vraie affaire.

Accusé d’avoir détourné en 2015 la somme de 1,987 milliard de francs, Serge Maurice Mabiala, ancien ministre de la Fonction publique, passé dans l’opposition trois mois avant, avait eu droit aux larmes de son acolyte Barro Chambrier, lui aussi tout juste opposant.

Depuis 2015, Serge Maurice Mabiala a recouvré la liberté, il s’est entre temps brouillé avec Alexandre Barro Chambrier, est revenu dans les rangs du parti au pouvoir et toute les accusations de détournements ont comme par enchantement disparus.

Personne ne se risquerait à mettre une pièce sur le soutien d’Alexandre Barro Chambrier si les mêmes accusations étaient à nouveau portées contre son ancien acolyte. Ainsi va le Gabon, le curseur des principes moraux des hommes politiques est déplacé selon leurs intérêts.

Dans le cas de ce qu’il convient d’appeler, l’affaire Nzouba, la honte a vainement été transposées sur un gendarme qui aurait manqué d’ambition, en ne se laissant pas séduire par les liasses de billets devant lui. Pour ce « crime, » son identité a même été jetée en pâture sur les réseaux sociaux.

Alors que des affaires moins choquantes coûtent des carrières politiques et civiles sous d’autres cieux, au Gabon, Guy Nzouba et les siens bombent le torse et fanfaronnent à coup de « c’est son. Argent ». Le tout relayé par des activistes et des médias favorables au plus offrant.

Le temps du Buzz sur Facebook n’étant pas celui de la justice, gageons que cette dernière fasse son travail de manière méthodique et punisse les infractions avec rigueur les infractions si elles sont avérées.

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