Gel du trafic ferroviaire : un réel impact sur la circulation des biens et personnes.

La suspension du trafic ferroviaire du 24 décembre 2022 consécutive à l’éboulement du PK 333 n’est pas sans retombées autant sur la circulation des biens que des personnes. Cet arrêt immédiat va certainement engendrer des pénuries de première nécessité dans les provinces du Haut-Ogooué et de l’Ogooué-Lolo qui dépendent à près de 80 % du chemin de fer pour se ravitailler.

L’arrêt de ce trafic présente plusieurs risques pour les populations de Franceville , Koula-Moutou, Lastrouville et Mouanda qui ne sont pas autonomes. Les inquiétudes se font de plus en plus ressentir, avec le risque d’augmentation explosive des produits de premières nécessités, les pénuries de consommation courante comme la rupture éventuelle du carburant dans ces régions. La liste est exhaustive, la suspension de ce trafic pourrait entraîner des conséquences bien plus graves et incalculables.

Pour l’heure, face à ces difficultés, le gouvernement a proposé des pistes de solutions alternatives d’urgence à moyen terme. Selon le ministre des Transports Brice Constant Paillat, une des solutions est de débuter des travaux d’urgence sur les axes routiers Koumameyong-Booué et Alembe-Lopé-Mikouyi ce qui permettrait de maintenir le trafic des passagers entre Libreville et Franceville . Une option qui semble ne pas convaincre les populations à cause de l’état de vétusté de ce tronçon routier non entretenu depuis des années.

Malgré les doutes de la population, le gouvernement est à pied d’œuvre pour engager des travaux curatifs donnant accès aux localités présentant des risques d’enclavement afin de permettre la continuité de la circulation des personnes et des biens.

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