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La Fondation Sylvia Bongo Ondimba (FSBO) sensibilise les Etudiants de l’UOB sur les droits des ‘’Veuves’’.

LIBREVILLE, GABON (medias241.com) – La Fondation Sylvia Bongo Ondimba (FSBO) a sensibilisée, ce 22 Juin 2018 à l’Université Omar Bongo (UOB) de Libreville, les étudiants sur les droits fondamentaux des veuves, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des veuves sous le thème : « femmes invisibles, problèmes invisibles ». Le but principal était de faire connaitre au plus grand nombre, l’ensemble des mesures avantageuses et des droits protégeant des veuves.

«Cette sensibilisation qui se fait, à l’endroit des étudiants sur les droits des veuves, revêt deux raisons principales à savoir : la création d’un réseau d’aide aux veuves, pour le compte de l’UNESCO dont le siège sera dans les tout prochains jours, à l’UOB. Cet évènement permet aux différents étudiants en droit qui sont des relais, de s’associer à cette grande sensibilisation. Et la seconde raison devient pédagogique. Car, les étudiants du droit étant des maillons essentiels de ladite cérémonie, ils doivent participer aux différentes activités de cet évènement. Nous ne devons pas oublier des phénomènes sociaux », a déclaré le représentant de l’UNESCO et enseignant chercheur à l’Université Omar Bongo Ondimba (UOB), Patrick Mouguiama Daouda.

Pour avoir travaillé sur le plaidoyer de la ‘’Journée Internationale des Veuves au côté de la Première Dame du Gabon, Sylvia Bongo Ondimba, le Pr Patrick Mouguiama Daouda n’a manqué d’affirmer que,  «des progrès ont été réalisés par le gouvernement de la République avec l’adoption de plusieurs avantages, pour améliorer les conditions de vie des femmes, de veuves, et de l’orphelin. Ils sont à présent sécurisés avec la mise en place des éléments juridiques. Il y a encore des pesanteurs sérieuses qui causent plus de problèmes dans la discrimination de la veuve. Nous n’avons pas expliqué les choses comme il fallait. Il faut donc raviver la flamme et sensibiliser toujours les populations»

 Au Gabon, la situation des veuves et même des orphelins n’est toujours pas reluisante. En effet, les veuves victimes de violences et de spoliations lors du décès de leurs époux font, pour la plus part, face à des situations qui les mettent dans une posture indicible. Une facette sombre qui s’accompagne de la discrimination, du désespoir et de la souffrance.

Les actes posés par les spoliateurs et spoliatrices avides, méprisant totalement les règles tant du droit de succession, que du droit coutumier, entraînent très souvent la dislocation de la famille, mais aussi la paupérisation et la précarisation de la veuve et de l’orphelin.

Sachant que la famille est le socle du développement d’un pays et d’une nation, certaines veuves blessées dans leur dignité, s’efforcent de protéger leurs enfants, et de se battre en espérant reprendre leur place naturelle et légitime. Violentées et spoliées, elles se retrouvent dans l’extrême pauvreté et la faim.

Afin de porter l’attention de la communauté internationale sur la marginalisation des veuves et ses enjeux, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 23 juin Journée internationale des veuves (JIV), à travers l’adoption de sa résolution 65/189 PDF document le 21 décembre 2010.

Dans de nombreux pays, le statut social d’une femme est désormais inextricablement lié à celui de son époux; lorsque celui-ci décède, la femme perd sa place dans la société.

Le Gabon qui a ratifié la Convention sur l’élimination des discriminations à l’égard des femmes des Nations Unies (NU), a créé en Mars 2015, la Journée nationale de la femme, célébrée, le 23 Mars de chaque année et la Décennie de la femme, pour protéger les droits de la femme sur le genre en améliorant les conditions de vie des femmes, des filles, des veuves et des orphelins dans tout le territoire national.

L’absence de données solides et fiables reste l’un des principaux obstacles à l’élaboration de politiques et de programmes d’élimination de la pauvreté, de la violence et de la discrimination dont sont victimes les veuves. Plus de recherches et de statistiques ventilées par le statut matrimonial, sexe et âge sont nécessaires pour mieux évaluer l’incidence de leur maltraitance.

«Nous allons reprendre l’enquête sur le terrain, pour déterminer l’ampleur qui nous permettra de trouver des solutions équitables. Nous demandons aux qui sont encore maltraitées, de ne pas se taire. Car, le silence ne résout pas de problèmes, il faut dénoncer les abus qu’on leur fait subir», a précisé la vice présidente de la Fondation Sylvia Bongo Ondimba, Simone Mensah.

Au niveau du droit international, les droits des veuves sont indirectement garantis par la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et la Convention relative aux droits de l’enfant. Lorsqu’une législation nationale spécifique existe pour protéger leurs droits, la faiblesse du système judiciaire de nombreux États compromet la manière dont ils sont défendus en pratique. Il arrive que la discrimination de la part même des spécialistes des questions judiciaires décourage les veuves, qui abandonnent le recours à la justice pour obtenir réparation.

Pour faire face à ces violations, des programmes et des politiques d’élimination de la violence à l’égard des veuves et de leurs enfants doivent être mis en place, ainsi que l’offre d’un soutien supplémentaire – tel un soutien financier. Celui-ci permettrait notamment aux enfants de continuer leur éducation, brisant ainsi le cycle intergénérationnel de la pauvreté.

«Du point de vue sociologique, le droit fondamental a fait sauter les collatéraux dans l’héritage laissé par le défunt. Il y a de ce fait, un recroisement entre la tradition et le modernisme. Le droit positif veut que la veuve et l’orphelin deviennent, de facto, les potentiels héritiers directs du défunt. Nous devons, à cette occasion, améliorer ce qui existe dans nos droits micro-sociétés», a conclu le sociologue et enseignant chercheur de l’Université Omar Bongo (UOB) et chaire UNESCO autophagie, Dr Guy Roger Nguéma.

Les Nations unies (NU) organiseront, en Juillet prochain, un Forum politique sous le thème : « Éradication de la pauvreté et promotion de la prospérité dans un monde en mutation ». Il offrira une opportunité importante, de faire le lien existant entre le veuvage et la pauvreté consécutivement au manque des données de qualité à relayer par sexe sur les veuves dans leur quotidien.

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Fondation Sylvia Bongo Ondimba pour la Famille