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Le ROLBG dénonce la torture dans les prisons et appelle à libérer « prisonniers politiques »

LIBREVILLE, GABON (medias241.com)-Le président du Réseau des organisations libres de la société civile, pour la bonne gouvernance (ROLBG), Georges Mpaga a appelé ce 22 Mai 2018, à Libreville, le Président, Ali Bongo Ondimba à libérer tous les prisonniers politiques qui croupissent à la prison centrale de Libreville.

Pour élucider ses propos, le membre de la société civile gabonaise a indiqué que Bertrand Zibi, Amiang Washington, Frédéric Massavala, Pascal Oyougou et bien d’autres détenus, sont emprisonnés pour leur «engagement» politique en faveur de Jean Ping. «En l’absence de toute enquête indépendante, des centaines d’autres anonymes croupissent dans les prisons mortifères du régime», précise-t-il.

Le ROLBG se dit être au «cœur de la mobilisation et du plaidoyer visant à rendre la liberté à l’ensemble des leaders politiques et activistes arbitrairement emprisonnés ou séquestrés dans les centres de détention au mépris de la loi,  pour avoir dénoncé la mauvaise gouvernance et faillite de l’Etat de droit au Gabon».

Georges Mpaga a souligné que «dans un système démocratique, le gouvernement n’emprisonne pas ces citoyens pour leurs opinions publiques et la justice doit demeurer au service de l’équité et de la vérité au point d’agir dans le sens du bien commun». Selon lui, «le Gabon serait devenu un État de non droit».

Il a fait le constat qu’«après 21 mois de la tenue de l’élection présidentielle du 26 Août 2016, les arrestations arbitraires s’accentuent»

«Le Gabon est devenu un Etat de non droit, une république bananière gérée de manière oligarchique violant systématiquement les fondamentaux d’un Etat démocratique», a-t-il déclaré.

Le président du Réseau des organisations libres de la société civile, pour la bonne gouvernance (ROLBG) a réaffirmé «l’engagement ferme» de la société civile en faveur de la transformation démocratique au Gabon, de la lutte contre la corruption et la violation des droits de l’homme.

«Le Gabon ne saurait éternellement rester dans l’immobilisme et l’obscurantisme. Car, la liberté est un non négligeable, selon lui, avec un régime illégitime et autoritaire. L’État de droit et la démocratie seraient gravement bafoués au Gabon entrainant l’inexistant de l’espace civil», a-t-il signifié.

Mieux encore, il indique que «le Gabon n’a pas de constitution démocratique» qui garantisse l’exercice des droits civiques et politiques consécutivement l’accès à la justice et au bien commun. Il précise que «les élections demeurent une parodie et une mascarade qui serviraient à maintenir le Gabon, sous l’esclavage d’une famille, d’un  clan ayant mis le pays dans un état de déliquescence». Il rappelle que «la dernière révision constitutionnelle a été votée par un parlement illégitime et illégal. Car, la légitimité est conférée par une élection».

Parlant des crimes rituels, il affirme que, les commanditaires et les exécutants de ces délits «bénéficient de la protection dans de différents cercles occultes qui auraient pris en otage, le système judiciaire». Il s’insurge contre le fait que, selon lui, «le gouvernement en place ne porte aucune indignation sur ses massacres dont la presse gabonaise fait échos quotidiennement».

S’agissant des trois jeunes activistes politiques que l’ONG dit avoir été kidnappés depuis six mois,  au point que leur sort serait devenu incertain aujourd’hui, «les familles de Jocelyn Nsimoro Obame, Alain Mbela Obame et Armel Mouendou et les défenseurs des droits de l’homme demandent aux autorités gabonaises, de faire la lumière sur ces trois cas de disparitions forcées ».

Il martèle que «le gouvernement gabonais porterait l’entière responsabilité sur cette affaire qui confirmerait aux yeux du monde, la faillite de la justice et le régime des escadrons de la mort terrorisant les gabonais, à travers, toute sorte de violation des droits de l’homme».Il rappelle également que «l’ancien directeur de la prison centrale de Libreville, limogé, Paul Mitombo serait impliqué dans plusieurs violations des droits de l’homme».

Dans sa déclaration, Georges Mpaga a demandé au gouvernement de «mettre un terme à la torture dans les prisons de l’ensemble du territoire national et d’accepter, sans condition, que les organismes internationaux (Nations unies, Union européenne (UE), Comité nationale des droits de l’homme (CNDH), Amnesty, FIDH et société civile) inspectent toutes les prisons du Gabon ».

Il estime que la prison centrale de Libreville qui deviendrait un camp de « concentration », doit être désengorgée en libérant tous les prisonniers qui ont des délits mineurs. Ce qui suppose, par ailleurs, de la mise en place des peines de substitution, la construction des prisons modernes, l’humanisation de la condition carcérale et les programmes de formation professionnelle à l’intérieur des prisons. Il appelle les autorités gabonaises, à la mise à niveau des prisons au Gabon en se conformant aux normes internationales des lieux de détention.

«Nous demandons à la communauté internationale principalement  l’Union européenne (UE), les Nations unies (NU) et la Cour pénale internationale (CPI), de maintenir les pressions sur le régime d’Ali Bongo Ondimba en exigeant le déploiement des enquêteurs indépendants au Gabon», a-t-il conclut.

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