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L’Union Nationale et le mémorandum qui condamne la Cour Constitutionnelle

LIBREVILLE, GABON (medias241.com) –Dans une déclaration lue au siège du parti mercredi après midi et envoyé aux représentations diplomatiques et organismes internationaux basés au Gabon, le Secrétaire exécutif de l’Union Nationale, Zima Beyard Minault décrit et qualifie, dans un  mémorandum la situation « anticonstitutionnelle » dont le Gabon serait plongée tout en dénonçant le désordre constitutionnel que la Cour constitutionnelle (CC) et le pouvoir organiseraient.

Dans ce texte l’Union nationale rappelle que la Cour constitutionnelle (CC) s’est autorisée outrepassant l’objet de la saisine  et de ses compétences, sans aucun fondement légal, de prendre les décisions telles que : la dissolution de l’Assemblée nationale (AN) ; la révocation du gouvernement ; le transfert des pouvoirs de l’Assemblée nationale au SENAT et la limitation de la responsabilité du gouvernement au seul Président de la République.

Une décision dont Zima Beyard Minault estime avoir «créé les conditions de naissance d’une situation d’exception, caractérisée par la concentration de la totalité des pouvoirs entre les mains du Président de la République, la suppression de tous les contre-pouvoirs et les mécanismes de contrôle et l’installation de la Cour constitutionnelle dans un rôle régent, capable de faire évoluer la législation et de réécrire la constitution, au gré des intérêts du pouvoir établi».

Aussi, il demande « une condamnation du coup d’État institutionnel du 30 avril dernier ». Pour lui, il faut «œuvrer» pour un retour rapide, à l’ordre constitutionnel.

« J’exhorte enfin les uns et les autres, à œuvrer à un retour rapide, à l’ordre constitutionnel, à travers, la tenue des élections législatives.  Je réitère qu’il est impérieux de sortir le pays, de cette crise constitutionnelle », a-t-il déclaré.

Autre chose, l’UN précise que, conformément à la constitution, il appartient au peuple, à travers, ses représentants que sont les députés, de donner force exécutoire pour tous les engagements qui concernent le pays. Aussi, le parti de Zacharie Myboto pense que, « dès lors que le Gabon n’a pas de parlement régulièrement élu et constitué, il ne peut plus souscrire d’emprunts, ni d’engagements financiers ». Surtout que de sérieux doutes entoureraient le mécanisme de contrôle notamment : celui par lequel, une éventuelle loi de règlement pourrait être adoptée », a poursuivi Zima Beyard Minault.

« L’Union nationale par ma voix, souligne la nécessité de retrouver le fonctionnement régulier de l’Assemblée nationale, dès la prochaine rentrée parlementaire, en Septembre prochain », a-t-il conclu.

 

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