SOCIÉTÉ : INAUDIBLES, LES SYNDICATS DE L’ÉDUCATION NATIONALE OPTENT POUR LA PRISE D’OTAGE DES ÉLÈVES.

Dans un communiqué commun, la Convention nationale des syndicats du système éducatif (CONASYSED) et le Syndicat de l’Éducation Nationale (SENA) ont annoncé une fusion en vue de durcir leur appel au boycott de la rentrée scolaire très peu suivi par les enseignants. Preuve que ces deux organisations ne représentent pas la majorité des professionnels de l’enseignement qui font le choix depuis le début de la pandémie sanitaire de mener à terme les programmes scolaires.

Non-content que depuis quelques années leurs appels à la grève sauvage n’emporte pas l’adhésion, les directions des deux organisations syndicales dont les activités se confondent régulièrement avec celle d’un parti politique ont décidé de mobiliser leurs troupes pour rendre impossible la rentrée scolaire 2021-2022.

Les nombreux appels aux parents à garder leurs enfants à la maison sont très peu suivis autant par les parents que par les enseignants, las d’être pris en otage par des syndicats dont ils ne sont pas membres ni encartés.

« Je ne suis membre d’aucun syndicat, je n’ai pas de carte, je ne cotise pas et je ne connais aucun collègue membre de ces syndicats, les appels à la grève ne me concernent donc pas » nous rappel un enseignant de SVT du lycée national Léon Mba.

Dans les établissements publics et privés de la capitale et du Gabon, la rentrée scolaire bat son plein. Au ministère de l’Éducation nationale, on affirme être ouvert au dialogue avec les partenaires sociaux, sans tomber sous le chantage à la grève.


Pour information, les syndicats précités réclament pour leurs membres une prime covid, une première dans la sous-région, ainsi que la formation des nouveaux enseignants. Des revendications qui ne justifient pas les appels à la grève selon certains enseignants.