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Trafic d’ivoire : Trois personnes arrêtées à Mekambo

LIBREVILLE, GABON (medias241.com)- Trois trafiquants d’ivoire «présumés» ont été interpelés et mis aux arrêts le week-end dernier à Mekambo, dans la province de l’Ogooué-Ivindo (nord-est du Gabon). Une opération rendue possible grâce à la collaboration entre les Eaux et Forêts, la DGR de Makokou et l’organisation Non Gouvernementale Conservation Justice.

Bernard Nolo, Landry Mouamouele et Jean-Benoît Akono, tous Gabonais, ont été ont été interpellés en possession de quatre pointes d’Ivoire sélectionnées en huit morceaux.

Les faits

Informés  qu’une transaction concernant des trophées d’une espèce intégralement protégée devait avoir lieu dans le chef-lieu du département de la Zadié, les éléments de la DGR assistés par des agents de l’administration  des Eaux et Forêts et un juriste de l’ONG Conservation Justice ont quitté Makokou la capitale provinciale pour atteindre la petite commune située à plus de deux cents kilomètres. Arrivés sur les lieux, ils vont rapidement se déployer dans la ville, effectuant des contrôles dans les bâtiments et véhicules. C’est en effet en effectuant ces contrôles qu’ils vont tomber sur les «supposés» trafiquants qui étaient entrain d’apprêter leur butin pour la vente.

Prient en flagrant délit, les «indélicats» vont indiquer avoir ramassé les ivoires dans la rivière Matsiedié en forêt avant de reconnaître qu’ils avaient apporté ces ivoires jusqu’au lieu préalablement choisi où,  d’ailleurs  se trouvait déjà le nommé Mouamouélé Landry (Socrate) dans le but de les vendre. Ils sont ensuite tous conduits dans les locaux de la DGR à Makokou.

Ils devront désormais faire face à la justice afin de répondre des faits de détention, transport et commercialisation des trophées d’une espèce intégralement protégée ainsi que le stipule le code forestier dans ses articles 272, 274 et 275.

 La situation du braconnage au Gabon

Avec plus de 30 000 km carrés de parc nationaux, l’Etat gabonais a du mal à enrayer le braconnage.

Mais depuis quelques années les braconniers sont plus nombreux, mieux armés et mieux organisés.

Selon Lee White, directeur des parcs nationaux du Gabon, le pays perd environ 1 000 tonnes d’ivoire par mois : «Les patrouilles rentrent en forêt, marchent pendant des semaines, dès qu’on trouve les traces des coups de machette ou d’autres traces des braconniers, on les suit. Et effectivement ici aujourd’hui, on prend possession d’un hélicoptère qui va nous permettre, quand on tombe sur les traces des braconniers, de descendre les chiens pisteurs qui vont, on espère, nous rendre beaucoup plus efficaces.»

La zone la plus touchée est le nord du Gabon, frontalier avec le Cameroun, une région de plus de 7 500 km carrés de forêt équatoriale, dense, qui abrite l’un des plus grands nombres d’espèces animales et végétales du continent.

 

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