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Yves-Fernand Manfoumbi lance l’opération « ALIMENTS 3S »

LIBREVILLE, GABON (medias241.com)- Yves-Fernand Manfoumbi, Ministre de l’agriculture, de l’élevage, en charge du programme graine, s’est dit lundi, dans une déclaration «inquiet » du niveau des importations massives des produits alimentaires dont la qualité sanitaire et phytosanitaire est sujet à caution au Gabon.

Pour y palier, le gouvernement lance l’opération ‘’ALIMENTS 3S’’.

«Devant la gravité des plaintes, l’étendue et la complexité des risques encourus aux conséquences innombrables sur la santé ses consommateurs gabonais, des usagers, des végétaux, des animaux et sur l’environnement, le Président de la République, Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba a décidé de lancer sans délai indu, une vastes opération de sécurité et nutritionnelle des aliments, dénommée ‘’ALIMENTS 3S’’ Sains, Sûrs et Salubres», a-t-il déclaré.

En clair, Yves Fernand Manfoumbi parle de l’utilisation « abusive et incontrôlée » des pesticides dans les exploitations agricoles. L’opération répond à la volonté du gouvernement gabonais de s’arrimer à une agriculture climato-intelligente. Il faut donc produire des aliments sains, nutritifs et en quantité suffisante.

Pour le Ministre, il faut donc: «Évaluer le niveau d’exposition des consommateurs aux dangers alimentaires et contrôler la conformité à la réglementation  en vigueur, dresser un état des lieux sans phares du statut sanitaire et phytosanitaire d’un ensemble de catégorie d’aliments produits localement et importés en République gabonaise, renforcer la sûreté de la chaîne alimentaire et assurer un niveau élevé de protection de la santé des populations par la mise sur le marché des denrées alimentaires de très hautes qualité sanitaire, nutri-intelligents pour autant qu’ils soient sains, sûrs et salubres».

Les pesticides présentant une chronique peuvent engendrer « des cancers ou des troubles du développement chez les enfants en pleine croissance« , prévient l’OMS.

Les petits exploitants agricoles des pays en développement comme le Gabon ne disposent souvent pas ou n’utilisent pas d’équipements de protection. Ces derniers ont principalement recours à des pulvérisateurs à dos qui les exposent à « des risques importants ».

Les directives proposent une feuille de route pour aider les pays à identifier et à utiliser les pesticides particulièrement dangereux. « Cela implique un inventaire physique, une évaluation des risques et des besoins réels mais aussi la prise de mesures appropriées en vue d’atténuer les risques. Dans de nombreux cas, il s’agira de supprimer le produit et dans d’autres cas, où il n’y a aucune bonne alternative, d’autres mesures destinées à atténuer les risques pourront être envisagées », préconisent la FAO et l’OMS. Cela implique également « le renforcement des approches de protection intégrée contre les ravageurs en tant que méthode reconnue pour la conception de systèmes durables de protection des cultures ».

«Résolument engagé dans le développement d’une agriculture climato-intelligente, respectueuse de l’environnement et préservatrice du bien-être et de la santé des populations, un accent particulier sera accordé à la recherche des résidus de pesticides et autres contaminants chimiques, dans les produits alimentaires, consommés par des gabonais, sans discrimination d’origine», a précisé Yves Fernand Manfoumbi.

Aussi, pour arriver aux objectifs escomptés, «un dispositif de contrôles sanitaires des aliments à l’importation aux frontières maritimes, aériennes, terrestres et à la distribution qui sera assuré par les officiers judiciaires à la compétence spéciale de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaires (Asaga)», a expliqué le patron de l’Agriculture.

Au delà de la sécurité alimentaire, l’idée est de développer une réflexion stratégique dans le cadre du Plan Stratégique Gabon Emergent (PSGE) et répondre aux enjeux du développement de la production agricole.

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